Textiles en soie

Impression numérique sur soie, Jakob Schlaepfer AG

Depuis l’Antiquité, les tissus de soie aux motifs et aux coloris variés ont toujours été des produits de luxe très appréciés pour leur aspect brillant notamment. Produits en Chine, ils sont arrivés en Occident par les routes de la soie, où ils constituaient des produits très demandés parmi les élites des empires perse et romain.

A la fin de l’antiquité, Byzance et l’espace arabo-perse produisaient également des tissus en soie. En Europe, le tissage de la soie d’abord fleurissant en Italie, s’est ensuite développé en France. Si les villes de Florence et de Venise étaient réputées pour leurs magnifiques brocarts et leurs riches velours, Lyon l’était pour ses tapisseries et ses tissus d’habillement aux motifs élaborés.

À Zurich, à partir du 17ème siècle, les tissus en soie ont été produits par les maisons d’édition. Dans les villes, des entrepreneurs fournissaient le capital et la soie brute, tandis qu’à la campagne, des tisserands fabriquaient le tissu sur des métiers installés à leur domicile. Au 19ème siècle, la soierie zurichoise a atteint une renommée internationale grâce à la fabrication de taffetas très légers.

A la fin du 19ème siècle, on a assisté à la mécanisation des métiers à tisser la soie. A la même époque Zurich a commencé à fabriquer de lourds tissus en soie imitant en cela la ville de Lyon. Soucieuse d’éviter les barrières douanières, l’industrie de la soie zurichoise a très vite délocaliser sa production à l’étranger.

Le 20ème siècle a été marqué par l’avènement de la soie artificielle, qui a permis d’élargir la palette de produits des soieries zurichoises. Au moment de la crise économique mondiale, de nombreuses usines de tissage ont dû mettre la clé sous la porte. Les entreprises ayant survécu ont quant à elle profité du boom économique de l’après-guerre et ce n’est que dans les années 90 que s’est amorcé leur déclin définitif. En 2012, les dernières usines de tissage de soie de Zurich ont cessé la production de nouveautés.